Actualités

Catégorie : Actualité Locale

1022 articles

Interview pour le dauphine libéré : « Je mesure l’ampleur de la tâche… »

Interview pour le dauphine libéré : « Je mesure l’ampleur de la tâche… »

Vous êtes désormais au Gouvernement depuis plus de 6 mois… Aucun regret ?

Aucun regret.  J’ai surtout la conviction d’être utile dans ce Gouvernement, dans la mesure où j’ai la charge, auprès de Gérald DARMANIN, de domaines importants : la fonction publique, la fiscalité et les finances locales. Je mesure l’ampleur de la tâche et la responsabilité qui est la mienne dans un contexte politique compliqué.

Vous menez les négociations pour réformer la fonction publique.  On vous qualifie de
« démineur »….

Si déminer signifie discuter et trouver des voies de convergence, cela me convient. J’en suis déjà à plus de 30 réunions avec les organisations syndicales pour trouver les bons équilibres sur les sujets de modernisation de la fonction publique que nous avons mis à la concertation. Sans aucun dogmatisme, les objectifs sont de simplifier et de renforcer l’efficacité de l’administration, car nous considérons qu’avoir une administration plus efficace, plus réactive, est la meilleure façon d’améliorer la qualité des services publics, et nous souhaitons le faire en accompagnant les agents tout au long de leur carrière professionnelle, notamment par la formation. Je rappelle que nous voulons moderniser le statut, pas le supprimer.

Geler le point d’indice des fonctionnaires pour 2019, n’est-ce pas lancer un mauvais signal en pleine négociation ?

Le point d’indice a été intégralement gelé de 2010 à 2016, y compris par celles et ceux qui aujourd’hui m’expliquent que c’est un scandale de le geler pour 2019. D’autres mesures, prévues par un protocole négocié par le Gouvernement précédent mais qui n’étaient jusqu’à présent pas financées, vont s’appliquer, comme la revalorisation de l’ensemble des grilles indiciaires applicables aux fonctionnaires ou encore la transformation de certaines primes en points d’indice.  Le coût de ces mesures s’élève à 840 M€ en 2019 pour les trois versants de la fonction publique. Pour vous donner un exemple, au terme du processus de reclassement prévu par ce protocole, un infirmier bénéficiera d’un gain de rémunération indiciaire brute annuelle de 1246€ et un professeur certifié de 1310€. Ces mesures sont très attendues par les agents publics.

La rémunération au mérite est aussi une piste avancée…

Oui, nous voulons la mettre en place, en précisant que le mérite peut être individuel et collectif. Un régime indemnitaire, mis en place en 2014, prévoit déjà des rémunérations au mérite mais pour une petite partie des agents publics seulement et sur une très faible part de leur rémunération, avec des conditions d’application qui sont extrêmement complexes et l’absence de réelle définition de ce que signifient l’engagement, le mérite, l’implication personnelle. Il s’agit désormais de se doter d’un véritable mode de rémunération au mérite.

Alors que le Président de la République doit dévoiler dans quelques jours un plan de lutte contre la pauvreté, les ménages les plus modestes ne sont-ils pas les grands perdants de la politique du Gouvernement depuis le début du quinquennat ?

C’est faux. Il faut permettre un meilleur accès aux allocations et aux minimas sociaux qui sont des outils de protection. Il faut savoir que près de 30 % des personnes qui ont droit au RSA ne le demandent pas. Le deuxième objectif est de faire en sorte que les allocataires de minimas sociaux soient réinsérés sur le marché de l’emploi. La conviction du Président de la République, que je partage, est que l’émancipation, l’accès aux droits, l’accès au logement passent par le travail. Par ailleurs, nous avons déjà pris un certain nombre de mesures comme par exemple depuis le 1er avril, l’augmentation de 35 euros du minimum vieillesse. Ou encore l’allocation d’adulte handicapé qui va augmenter de 50 euros à partir du 1er novembre.

N’êtes-vous pas la caution de gauche de ce Gouvernement ?

Le Gouvernement est composé de femmes et d’hommes qui viennent de la gauche, de la droite, du centre et de la société civile. Notre unique préoccupation est d’appliquer, dans son intégralité, le programme présidentiel d’Emmanuel MACRON. Dans le binôme que je forme avec Gérald DARMANIN, nous sommes probablement le meilleur exemple de ces horizons différents, et pourtant nous partageons cette même volonté de faire réussir la France.

Avec la suppression de la taxe d’habitation, comment les communes vont-elles récupérer de nouvelles ressources ? 

A la demande du Premier ministre Édouard PHILIPPE, la concertation est en cours avec l’ensemble des associations nationales d’élus. L’objectif est de trouver des ressources justes et durables, qui permettent aux collectivités de faire face à leurs besoins sans augmenter les impôts.

Et concernant les dotations de l’Etat aux collectivités locales ?

Le Président de la République a souhaité que l’on change de méthode avec les collectivités afin de ne pas baisser les dotations comme cela a été le cas de 2014 à 2017. En 2018, les dotations sont les mêmes qu’en 2017, elles ont d’ailleurs légèrement progressé même si l’évolution est différente d’une commune à l’autre selon des critères de répartition qui existent depuis 20 ans, en fonction de la population, des conditions économiques et sociales… Par exemple, en Ardèche, 67 % des communes ont vu leurs dotations progresser en 2018.

Quelle est cette nouvelle méthode ?

Nous proposons aux 322 plus grandes collectivités, comme les Régions, les Départements et des intercommunalités, de signer avec l’Etat un contrat de maîtrise de la dépense publique. Si nous avons choisi ces collectivités, c’est parce qu’elles représentent plus de 70 % des dépenses des collectivités. Ce contrat ne prévoit pas une baisse des dépenses mais de modérer leur hausse à 1,2 % pendant les trois ans qui viennent. Les collectivités signataires ont la garantie du maintien des dotations si les engagements sont respectés et d’un regard très bienveillant de l’Etat sur leurs projets d’investissements.

Des contrats financiers qui sont dénoncés par des élus…

Nous ne remettons pas en cause le principe de libre administration, et à aucun moment l’Etat ne fait de commentaires sur la nature des dépenses. A ce jour, plus de deux tiers des 322 collectivités ont délibéré ou délibèrent pour signer le contrat. Et d’autres, volontaires, qui ne sont pas dans les 322, ont décidé de s’engager comme la ville d’Aubenas par exemple.

Le PS vous a exclu dès que vous êtes entré au Gouvernement. Allez-vous adhérer à
LREM ?

La question ne se pose pas dans ces termes. Je suis membre de la majorité présidentielle et heureux d’y être utile. Dans ma campagne des législatives, j’avais rappelé mes valeurs de gauche. Mais j’avais aussi écrit que je souhaitais la réussite du quinquennat et participer à la réussite de la majorité présidentielle. Je suis donc cohérent dans mes actes et avec l’engagement pris devant mes électeurs.

Et vous êtes toujours attaché à Annonay…

Je suis toujours Annonéen, j’habite à Annonay. Je suis très attentif à ce qui se passe dans cette ville et en Ardèche.

Un week end entre commémorations et Gourmandises d’Ardèche à Annonay

Un week end entre commémorations et Gourmandises d’Ardèche à Annonay

Samedi 11 novembre, nous étions nombreux à Annonay pour commémorer la fin de la 1ère guerre mondiale. 99 ans après la signature de l’armistice, nous continuons de rendre hommage à celles et ceux qui se sont battus pour que nous puissions vivre dans la paix. Comme chaque année, ce fut aussi l’occasion de rendre hommage à nos soldats morts pour la France.

Ce devoir de mémoire est nécessaire, et je l’exerce aux côtés de nombreux élus du territoire, des anciens combattants, ainsi que des jeunes de l’école de Font Chevalier qui ont lu les lettres de poilus morts pour la France. Deux ans, presque jour pour jour, après les attentats de novembre 2015, le centenaire de l’année 1917 et le souvenir de l’armistice de 1918 nous remémorent combien la France a pu souffrir au cours de sa longue histoire, sans pourtant jamais renoncer à se relever, à se battre et à vaincre.

Ensuite, nous nous sommes retrouvés nombreux sur la place des cordeliers d’Annonay pour lancer la 26 ème édition des Gourmandises d’Ardèche. C’est un événement devenu incontournable pour les producteurs de notre territoire qui chaque année nous émerveillent avec de très bons produits locaux! L’occasion également pour nos villes jumelles de nous faire découvrir leurs spécialités.

Pour cette édition, l’association avait préparé une animation insolite avec des balades à cheval dans les rues d’Annonay. Autres invités, cette fois musicaux, les musiciens de Los Cumbancheros, ont pu faire découvrir leurs sonorités très festives.

Une fin de semaine sur le terrain

Une fin de semaine sur le terrain

Vendredi 3 novembre , nous nous sommes retrouvés avec de très nombreux élus, dont mon ami Maurice Weiss, maire de St Agrève et vice-président du conseil départemental, pour répondre à l’invitation d’un autre ami, Henri Guillot, maire de Mars, pour l’inauguration de la mairie, de trois logements communaux, d’une boutique, d’un atelier d’art et de l’agence postale. Ce projet de requalification du centre-bourg a débuté en 2012 et je l’avais alors soutenu comme président du syndicat mixte de l’Ardèche Verte. Ce fut une belle soirée d’inauguration pour ce beau projet de centre bourg dont l’investissement représente 800 000 €. Les communes de notre territoire se renouvellent, et se développent ! Ici c’est tout un cœur de village qui se restructure, avec le soutien de toutes les forces vives du Nord Ardèche pour offrir les services de proximité nécessaire à notre vie quotidienne ! 

 

 

 

Enfin, samedi matin, à l’invitation de l’UPECL (Union des partenaires économiques du canton de Lamastre), j’ai participé à l’inauguration du 2ème salon du commerce et de l’artisanat du Pays de Lamastre. Cette manifestation réunit tous les deux ans  une cinquantaine d’exposants pour mettre en valeur le territoire. Ce fut l’occasion pour moi de rappeler l’importance des artisans et commerçants dans le tissu économique et commercial du territoire. Ce salon est une nouvelle fois l’occasion de rencontrer des acteurs locaux dynamiques, qui offrent un réel service de qualité et de proximité aux habitants. Ils font vivre leur territoire et nous devons être à leurs côtés pour les accompagner !

63ème congrès de l’association des maires et présidents de communautés de l’Ardèche

63ème congrès de l’association des maires et présidents de communautés de l’Ardèche

Jeudi 26 octobre, je participais au traditionnel congrès des maires de l’Ardèche en présence de Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur.

L’association des maires veille sans relâche à ce que la décentralisation garantisse aux communes une réelle autonomie de gestion des affaires locales et s’implique avec force pour que les maires disposent de moyens juridiques et financiers suffisants pour assurer leurs missions.

L’après-midi, une table ronde a permis des échanges avec les élus du Département sur le thème “Quelles communes demain…”. Les maires de l’Ardèche ont pu faire part de leurs inquiétudes à la Ministre, notamment sur la méthode de la conférence des territoires qui se réunira à nouveau le 14 décembre prochain. Ce fut aussi l’occasion d’interroger la Ministre sur la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages et sur les répercussions de cette mesure sur le budget des communes. Beaucoup l’ont aussi interpellée sur la baisse, voire la suppression des contrats aidés.

Dans sa prise de parole, Jacqueline Gourault a répondu point par point aux inquiétudes des maires, elle a aussi annoncé qu’il n’y aurait pas de nouvelle réforme territoriale durant le quinquennat. Tous les éléments de réponse ne furent pas satisfaisants mais il faut noter sa volonté de débat et de franchise.

Ce fut une belle journée d’échanges avec les élus de notre territoire qui sont en première lignes, au quotidien, pour faire vivre nos communes et intercommunalités.

 

René Thorgue fait chevalier de la légion d’honneur

René Thorgue fait chevalier de la légion d’honneur

Lundi 9 octobre, il y avait beaucoup d’émotion en mairie, ou j’ai eu le plaisir et l’honneur de remettre
avec monsieur le Préfet de l’Ardeche, la Légion d’Honneur à René Thorgue, ancien résistant
d’Annonay qui après avoir, avec ses camarades du maquis, délivré la Ville le 6 juin 1944, a combattu
en Italie et en Autriche.

C’est aussi un grand monsieur du monde des anciens combattants et il est
intervenu des dizaines de fois dans nos écoles pour entretenir la mémoire. Rentré dans la Résistance
en 1942, à ses 18 ans. Le 14 Juillet 1945, il a défilé sur les Champs-Élysées avec les troupes alpines
devant le général de Gaulle. Depuis, il n’a, de cesse, porté le message du combat pour la paix.

C’est une récompense amplement méritée pour cet homme courageux et intègre qui marquera de
son empreinte l’histoire de notre ville. Je suis fier d’avoir pu obtenir pour lui cette nomination car comme je
le rappelais lors de mon intervention lundi soir : « Dans une vie qui pourrait être ordinaire, parfois
l’histoire surgit et fait d’hommes et de femmes qui ne l’avaient pas envisagé, des héros et des
personnages de l’histoire locale et nationale. » C’est aussi un ami, qui du haut de ses 93 ans sait
rappeler ses valeurs et ses engagements.

Sur le terrain avec Laurent UGHETTO, président du Conseil départemental de l’Ardèche.

Sur le terrain avec Laurent UGHETTO, président du Conseil départemental de l’Ardèche.

Vendredi 29 septembre, c’est avec plaisir que j’ai partagé avec Laurent Ughetto, président du conseil départemental et Simon Plènet, président d’Annonay Rhône Agglo, une journée de rencontres sur notre territoire.

La matinée s’est ouverte sur une réunion avec les maires ardéchois de la Communauté de communes Porte de DrômArdèche. Ce temps d’échanges, chaleureux et constructif, a été l’occasion pour les élus d’exposer leurs différents dossiers. En cette période contrainte, deux philosophies s’opposent. La première consiste à réduire voire abandonner des pans entiers de l’offre de services à la population. La seconde, que je soutiens pleinement, à la créativité pour inventer d’autres manières de servir l’intérêt général. C’est pourquoi j’éprouve une forte satisfaction de constater que nos collectivités fourmillent de nombreux projets !

Nous avons ensuite pris la direction des coteaux de Saint-Désirat pour rencontrer les viticulteurs et administrateurs de la cave viticole. Fort de 50 ans de savoir-faire, le domaine délivre une production d’une remarquable qualité, récompensée par une présence sur de grandes tables étoilées et une fréquentation in situ qui ne se dément pas. Le soutien du conseil départemental au développement de l’oenotourisme est à ce titre important. C’était également l’occasion pour le directeur de nous présenter, dans la toute nouvelle boutique, une autre façon de découvrir le caveau, les chais, la nouvelle ligne d’embouteillage grâce au projet de visite virtuelle qu’il vient de mettre en place.

L’après-midi fut consacré à la visite et l’inauguration de la nouvelle crèche de Serrières. Cette crèche multi-accueil est avant tout une réponse aux besoins des parents et enfants. Ce projet mené par l’AGIPE, le SIVU enfance jeunesse et l’Agglo va bénéficier à tout le territoire. Ouvert depuis le 30 août, la crèche à une capacité de 15 places (peut-être plus à l’avenir) et permet d’augmenter  l’offre d’accueil de jeunes enfants. Annonay Rhône Agglo est un territoire dynamique en matière de petite enfance, avec plus de 1000 places d’accueil auprès des assistantes maternelles, de six structures d’accueil collectif et de la crèche familiale.