Ce lundi 26 juin, j’ai présidé mon avant dernier conseil municipal d’Annonay comme maire puisque la loi du 14 février 2014 visant à interdire le cumul d’un mandat parlementaire avec une fonction exécutive s’applique désormais et, comme tous les députés élus le 18 juin dernier, je dispose de trente jours pour organiser ma succession.

La principale délibération de ce conseil visait à adopter le compte administratif 2016, c’est à dire à clôturer cet exercice comptable par une photographie de la situation financières et une comparaison avec nos prévisions du budget principal adopté en décembre 2015.

En matière de dépenses de fonctionnement, nous avons tenu nos engagements et même au-delà puisque que nous avons réalisé seulement 95% de ce que nous avions prévu avec des économies très fortes sur le fluides et les dépenses énergétiques mais aussi en matière de masse salariale puisque celle-ci n’augmente que de 1% en brut mais baisse de 2,91% une fois retraitée en tenant compte des recettes et notamment celles liées à la convention de mutualisation. Au total, les dépenses de gestion (liées au fonctionnement pur de la structure) sont en baisse de 3,9%, soit plus fortement que la baisse de nos dépenses qui est de 2,9% du fait de la baisse des dotations de l’Etat.
Nos recettes sont elles à la hauteur de nos attentes puisqu’elles représentent 101% de notre prévision grâce à une amélioration du produit de nos service et du niveau des subventions.

En matière d’investissement, en tenant compte des restes à réaliser, nous avons engagé 85% de ce que nous avions prévu. C’est un bon taux de réalisation qui permet la poursuite de travaux importants et nécessaires à la modernisation de la Ville.

Au finale, l’exercice 2016 dégage un excédent de fonctionnement de plus de 2,3 millions d’euros et un résultat global positif de 615 000 euros.
Cela nous permet d’abonder le budget supplémentaire 2017 pour faire face à quelques dépenses supplémentaires en investissement et pour financer la baisse des impôts que nous avons votée en décembre 2016 et qui s’applique en 2017 (de 1% de la taxe d’habitation et de 1,5% de la taxe foncière). C’est de bonne augure pour la suite.

Notre épargne nette s’établit même à 1,125 millions d’euros, soit en hausse par rapport à 2015 et 2014 (autour de 800 000 euros). Nous retrouvons le niveau de 2013 et un ratio de 12,21% donc bien au-delà des 10% recommandés.

La dette est elle stabilisée à 11,2 millions d’euros. C’est la moitié de ce qu’elle était en 2008 lorsque je suis devenu maire. Notre capacité de désendettement continue à s’améliorer avec un ratio de 4,28 au lieu de 4,53 en 2015. Cela représente 669 euros par habitant contre plus de 1000 en moyenne dans la même strate démographique, et il faut noter que nous n’avons aucun emprunt toxique.

Je suis satisfait, et même fier, de quitter mes fonctions avec un tel bilan en matière budgétaire. En un peu plus de neuf ans, nous aurons :
– divisé la dette par deux,
– investi 40 millions d’euros sur la Ville, soit en moyenne 4,2 millions par ans et donc deux fois plus que dans la période précédente,
– diminué les dépenses de fonctionnement pour financer ces travaux et faire face aux désengagements successifs de l’Etat,
– amorcé la baisse des taux d’imposition de la commune.

C’est l’engagement de toute mon équipe municipale, mes équipes successives, et de nos services qui aura permis cela. La situation est saine et stable. La Ville est sur de bons rails.

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