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Catégorie : Humeur

33 articles

Quand la loi est l’illustration de la complexité mais aussi le révélateur d’un manque de rigueur…

Quand la loi est l’illustration de la complexité mais aussi le révélateur d’un manque de rigueur…

L’article 10 du projet de loi sur le terrorisme, au sujet des contrôles d’identité et de la formulation : « les personnes dont la nationalité étrangère peut être déduite d’éléments objectifs extérieurs à la personne même de l’intéressé. Lire la suite…

Intervention commune des élus Ardéchois contre la suppression des emplois aidés

Intervention commune des élus Ardéchois contre la suppression des emplois aidés

La diminution, voire la suppression quasi-totale, des emplois aidés dans le cadre de la nouvelle politique de l’emploi du Gouvernement est une mauvaise nouvelle.
Cela crée des inquiétudes et des difficultés dans les écoles, notamment là où des communes et associations de gestion salarient des personnels en CAE, dans les clubs de sport, dans les associations culturelles mais aussi dans les établissements d’accueil de personnes âgées et les hôpitaux locaux.
Ainsi, avec les autres parlementaires de l’Ardèche, le Président du Conseil Départemental et les présidents des associations des maires, nous avons appelé l’attention du Gouvernement sur les conséquences néfastes pour le territoire de la suppression de ces emplois.

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« Passion amoureuse et révolte politique, cela va de pair » – Entretien avec Annie Ernaux publié par rue89

« Passion amoureuse et révolte politique, cela va de pair » – Entretien avec Annie Ernaux publié par rue89

Rue 89 a publié un entretien avec Annie Ernaux, écrivain, auteur entre autres de « La Place » que je cite chaque fois que cela m’est demandé comme mon livre favori.

Annie Ernaux a une écriture sèche, sans mot de trop, sans artifice. Ses phrases sont courtes et claquent les vérités qu’elles énoncent. Chaque mot a son sens pèse de tout son poids comme une pièrre sèche dans un mur. Il lui est parfois reproché cette brutalité qui n’est en vérité qu’une douleur. La douleur de cette éternelle petite fille d’un ouvrir devenu petit commerçant et qui, chaque jour, constate qu’elle n’a plus sa place dans sa classe sociale d’origine mais pas encore une place dans sa classe sociale de destination. Lire la suite…

D’une indécence à l’autre – billet d’humeur

D’une indécence à l’autre – billet d’humeur

Etonnant et indécent appel que celui signé par 16 des plus grandes fortunes et des plus gros revenus de France. Taxez-nous disent-ils car nous voulons apporter une « contribution exceptionnelle » au redressement des comptes de la Nation. Cela appelle déjà deux remarques.

La première est que la contribution des plus fortunés à la solidarité nationale n’a pas à être « exceptionnelle ». Nos valeurs, de progrès et d’égalité, font que nous considérons que l’imposition doit être progressive et donc proportionnelle à la richesse de chacun.  Nous considérons aussi que tout doit être pris en compte dans le calcul de la contribution de chacun, les revenus du travail et les revenus du capital et sans privilégier l’un sur l’autre comme c’est le cas aujourd’hui avec une fiscalité plus faible sur les revenus du capital.

C’est un des engagements du Parti Socialiste dans son projet pour 2012, et en particulier de Martine Aubry qui souhaite revenir sur les niches fiscales relatives à la cession de parts sociales à l’étranger (niche Copé) ou favorables aux propriétaires de plusieurs logements.

Il est aussi exubérant que des particuliers, aussi fortunés et proches du pouvoir soient-ils, prétendent fixer eux-mêmes les conditions et la durée de leur imposition comme si cela ne relevait pas de l’intérêt général et donc des législateurs. La contribution fiscale de chaque citoyen n’est pas une aumône faite à l’Etat au regard de sa situation financière, c’est avant tout un principe de solidarité et un lien qui permet à chacun de contribuer aux politiques publiques à hauteur de ses moyens.

La deuxième remarque est que cet appel, laconique et comme défensif, illustre l’injustice et l’indécence de la politique fiscale de Nicolas Sarkozy. En 10 ans au pouvoir, depuis 2002, la Droite a créé 70 milliards de niches fiscales et a multiplié les exonérations : bouclier fiscal, droits de succession, les exemples sont nombreux et il y a encore quelques semaines, la baisse de l’impôt sur la fortune a été adoptée avec un cout de 1.8 milliards d’euros par an.

Aujourd’hui, le Président, le Premier Ministre,

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Parce que l’original est toujours meilleur que la copie – Tribune publiée sur le site internet de Marianne

Parce que l’original est toujours meilleur que la copie – Tribune publiée sur le site internet de Marianne

Avec de nombreux élus socialistes, j’étais le signataire d’une tribune sur le bouclier rural et la nécessité de définir une politique permettant le développement des zones rurales. Nous avons fait l’objet de vives critiques de la part des élus UMP et ce sont les mêmes qui déposent une proposition de loi reprenant nos thèmes… Nous avons réagi et marianne2.fr a accepté de publié notre tribune.

Bouclier rural : le coucou UMP ne fait pas le printemps de la ruralité

L’idée du « bouclier rural » est née dans l’esprit d’élus nivernais en 2009. Face aux provocations du Président Sarkozy et de son enfant chéri, le « bouclier fiscal », qui donnent toujours plus à ceux qui n’en ont déjà que trop, ces élus locaux ont soumis un texte au Conseil Général de la Nièvre (qui l’a approuvé à l’unanimité). Puis, cette proposition s’est enrichie d’un travail collectif intense et créatif au cours de l’année 2010 qui a donné naissance à une note publiée par le Laboratoire des Idées du PS. Finalement, les principales propositions du « bouclier rural » ont été reprises par la convention nationale du PS sur l’égalité réelle qui a été approuvée par les militants début décembre. Lire la suite…

Tribune de Thomas Piketty dans Libération le 13 juillet 2010 – Liliane Bettencourt paie-t-elle des impots ?

Tribune de Thomas Piketty dans Libération le 13 juillet 2010 – Liliane Bettencourt paie-t-elle des impots ?

Par THOMAS PIKETTY directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris.

Tribune publiée dans Libération le 13 juillet 2010

Au-delà de l’évidente question du conflit d’intérêt avec le pouvoir en place, l’affaire Bettencourt illustre à la perfection plusieurs défis fondamentaux auxquels se trouvent confrontées les sociétés contemporaines : le vieillissement de la fortune ; l’importance croissante de l’héritage, évolution longue qui remet profondément en cause l’idéal méritocratique ; et, par-dessus tout, l’inéquité de notre système fiscal. «Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune», dit l’article 1 de la Déclaration des droits de l’homme. De toute évidence, le fait que Liliane, octogénaire, et sa fille Françoise, quinquagénaire, contrôlent le capital de L’Oréal et siègent à son conseil d’administration, n’est que de peu d’utilité pour l’économie et la société françaises. Ce ne sont pas des entrepreneuses : ce sont des héritières, des rentières, surtout occupées à se battre comme des chiffonnières. Un système fiscal rationnel, c’est-à-dire juste et efficace, fondé sur l’utilité commune, devrait en toute logique les taxer lourdement, de façon à ce que leurs titres soient progressivement vendus à des actionnaires moins riches et plus dynamiques.

Or c’est exactement le contraire qui se produit. Certes, Liliane a annoncé fièrement qu’elle avait payé au total «397 millions d’euros» d’impôts sur ses revenus et sa fortune en dix ans. Sans s’en rendre compte, elle nous révèle que son taux d’imposition est bien inférieur à celui des salariés de L’Oréal, et de tous ceux qui n’ont que leur travail pour vivre. D’après les magazines, sa fortune est estimée à 15 milliards d’euros. En dix ans, elle a donc payé l’équivalent de 2,5% de son patrimoine en impôts, soit 0,25% par an. Supposons que sa fortune, gérée par la femme du ministre, lui a rapporté en moyenne un rendement de 4% par an – ce qui n’est pas fameux. Cela signifie que son taux d’imposition moyen au cours des dix dernières années était d’à peine plus de 6% de ses revenus annuels (6% de 4% égalent 0,24%). Comment cela est-il possible, et comment se fait-il dans ces conditions que Liliane Bettencourt ait bénéficié du bouclier fiscal ? Tout simplement parce que le concept de revenu fiscal utilisé par le bouclier n’a rien à voir avec le revenu économique réel. Par idéologie, et sans doute aussi par incompétence, le bouclier fiscal institué par le pouvoir en place fonctionne de facto comme une machine à subventionner les rentiers. Supposons que Liliane déclare 15 milliards d’euros au titre de l’impôt sur la fortune. En principe, elle devrait payer chaque année près de 1,8% de sa fortune au titre de l’ISF, soit 270 millions d’euros d’impôts. Avec un rendement de 4%, sa fortune devrait lui rapporter un revenu économique réel de 600 millions d’euros par an. Mais Liliane n’a pas besoin de tant d’argent. Pour payer son majordome, sa bonne, etc., il lui suffit sans doute de se verser 10 millions d’euros de dividendes annuels sur les bénéfices de la société Clymène qui gère sa fortune (le reste s’accumulant tranquillement dans ladite société). Dans ce cas, le fisc considère que son revenu fiscal est de 10 millions (et non de 600). Avec un impôt sur le revenu de 40%, soit 4 millions, Liliane paie donc au total 274 millions d’impôts, soit nettement plus que la moitié de son revenu fiscal de 10 millions. C’est inique, nous expliquent en cœur les ténors de l’UMP : Liliane travaille plus de six mois par an pour le fisc ! C’est vrai, elle travaille dur, Liliane. Elle aura donc droit au bouclier fiscal, c’est-à-dire à un chèque de 269 millions, qui en gros lui rembourse son ISF.

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Le scandale de la suppression de la 1/2 part fiscale des parents d’étudiants, ou l’injustice de l’austérité

Le scandale de la suppression de la 1/2 part fiscale des parents d’étudiants, ou l’injustice de l’austérité

L’injustice se niche jusque dans l’austérité. Alors que Francois Baroin, Ministre du Budget et des Comptes Publics, prépare un plan de rigueur et d’austérité sans précédent, un certain nombre de mesures sont d’ores et déjà annoncées…comme pour préparer le terrain.

La promesse d’une augmentation de l’Allocation Adultes Handicapés de 25% est d’ores et déjà enterrées. Les emplois aidés seront moins aidés au risque de mettre en péril la possibilité pour les associations de recruter. L’austérité sera également appliquée à toutes les dépenses d’intervention de l’État, qui devront aussi diminuer de 10 % en trois ans, dont 5 % dès 2011. Aides au logement, programmes d’investissement du ministère de la défense…

Une mesure est particulièrement scandaleuse. Le Président de la République est revenu dessus lors de l’exercice d’auto-promotion auquel il s’est livré le 12 juillet dernier. Il s’agit de la suppression de la demi-part fiscale auxquelles ont droit les parents d’étudiants dès lors que ceux-ci auraient droit à l’allocation logement.

L’équation présidentielle est simple : « Soit votre enfant, votre jeune, vit au domicile ; dans ce cas là, vous avez la demi-part, on vous la garde. Soit il ne vit plus au domicile, dans ce cas là, il vivra avec l’allocation de logement, mais vous ne pouvez pas avoir la demi-part d’un enfant qui vit au domicile et en plus, l’allocation de logement ». Le calcul est simpliste et prétend emporter la conviction du plus grand nombre.

Le calcul est pourtant injuste. Qui peut prétendre aujourd’hui que l’on peut vivre avec la seule allocation logement? En réalité, cette possibilité de bénéficier de la demi-part et de l’allocation logement pour l’enfant étudiant concerne plus de 700 000 familles dont beaucoup ne bénéficient pas de bourses d’études.

La suppression de la possibilité donnée aux étudiants et à leurs familles de cumuler une aide au logement (APL, ALS) et une demi-part fiscale pour enfant à charge constitue une décision brutale et injuste dont l’objectif est la baisse massive des dépenses d’aide sociale aux étudiants.

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Billet d’humeur, une République de la décence

Billet d’humeur, une République de la décence

Depuis mon engagement en politique, j’ai toujours respecté deux principes. Le premier est de ne jamais sombrer dans l’attaque personnelle et la mise en cause de la vie privée sous tous ces aspects.
Le deuxième est de me tenir éloigné des polémiques stériles sans lien avec le fond.

Ainsi, je n’ai pas réagi lorsque nous avons appris que Ch Boutin était rémunérée 9500 euros par mois pour une mission un peu énigmatique, sans compter les locaux, la voiture et 4 collaborateurs eux-aussi bien rémunérés. Pas réagi non plus lorsque l’on a appris que Ch Estrosi cumulait deux appartements de fonction ou que F Amara mettait le sien à disposition de sa famille. Pas réagi à la polémique sur les propos de B Hortefeux condamné depuis pour racisme. Pas réagi au vol à jet de A Joyandet pour 116 000 euros. Pas réagi à la garden party de l’Elysée à 730 000 euros ou au nouvel avion présidentiel à 60 millions. Pas réagi aux 45 000 euros de voyage de R Yade en Afrique du Sud…. Jamais réagi pour ne pas nourrir le populisme, l’anti-parlementarisme qui font que tous les élus sont jetés dans le même panier et considérés aux yeux de trop de nos concitoyens comme bassement intéressés.

Aujourd’hui, nous apprenons que le Canard Enchaine fera état demain d’interrogations sur la légalité d’un permis de construire accordé à A Joyandet pres de St Tropez….

La coupe est pleine.
L’UMP brocarde le PS et l’idée d’une société du « care » faite de soin réciproque, des individus entre eux, des individus pour le collectif et du collectif pour les individus. Je préfère pourtant ce modèle d’une société plus morale et plus juste à l’image renvoyé par ces scandales et ces excés.

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Réforme des retraites, la position du Parti Socialiste

Réforme des retraites, la position du Parti Socialiste

Le système de retraite par répartition, basé sur la solidarité entre les générations, est un fondement de notre pacte social et une conquête majeure qui bénéficie à tous les Français et à laquelle ils sont profondément attachés.

Les socialistes mettent quatre grands objectifs au coeur de la réforme des retraites :

– Conforter le niveau des pensions, c’est-à-dire le niveau de vie des retraités, qui est aujourd’hui menacé par les effets des réformes de 1993 et de 2003. Lire la suite…