Après la première partie consacrée aux recettes, l’Assemblée Nationale a débuté l’examen de la seconde partie consacrée aux dépenses.

Nous discutons l’architecture et le choix des dépenses alors que beaucoup de budgets sont en baisse (8% pour la jeunesse et les sports, baisse importante selon les propos du ministre lui-même pour l’agriculture) et que les marges de manoeuvre sont réduites au minimum. Le choix fait par la majorité de consacrer 15 milliards d’euros aux éxonérations d’ISf, de droits de succession et au financement du dispositif des heures supplémentaires défiscalisées pèse lourdement. En effet, la croissance espérée n’est pas au rendez-vous, les hypothèses macro-économiques sont mauvaises (comme par exemple le prix du pétrole et le cours de l’euro). De plus, ce dispositif consacré aux heures supplémentaires ne semble pas reellement efficace. De nombreuses entreprises soulignent la complexité administrative et les plus petites, notamment les artisans réunis lors de l’Assemblée Générale de la Chambre des Métiers de l’Ardèche le 7 novembre, craignent même que cela aboutisse à une hausse du coût des heures supplémentaires pour elles. Lire la suite…