Les producteurs de lait du Nord-Ardèche traversent actuellement, et depuis plusieurs années, une situation difficile et ont exprimé leur colère hier face à la hausse du prix des produits laitiers, cette dernière n’ayant aucune répercussion sur leur prix de vente.
La préservation par la grande distribution et les professionnels de la transformation de leurs niveaux de marge limite en effet les répercussions sur les prix payés aux éleveurs, qui ne bénéficient que de manière résiduelle de cette hausse du prix du lait après cinq années de décrue de leurs revenus. On ne peut accepter une telle situation, et si le prix du lait a été revalorisé depuis le début de l’année, cela reste insuffisant face aux charges qui incombent aux exploitants agricoles.

J’exprime donc ma solidarité avec les producteurs de lait nord-ardéchois qui doivent pouvoir vivre décemment de leur métier. Cela montre à nouveau la nécessité pour l’Etat d’accompagner l’agriculture face aux fluctuations mondiales dont les causes sont à la fois structurelles et conjoncturelles. Par ailleurs, le Gouvernement s’est récemment engagé à réformer le cadre législatif des relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs. Il avait, en outre, pris l’engagement d’aider l’agriculture en zone rurale avec une compensation de l’ICHN (Indemnité Compensatrice pour Handicaps Naturels) qui n’est pas à la hauteur de ce qui avait été promis. Je vais, par l’intermédiaire d’une question écrite, interpeller le Ministre
de l’Agriculture et de la Pêche sur l’évolution de cette démarche.

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