La mondialisation, tel était le vaste sujet abordé lors de l’assemblée générale de la CCI Nord Ardèche le lundi 24 septembre. Un représentant du MEDEF International,  des chefs d’entreprises, le Préfet, la Trésorière Payeuse Générale, Jean-Claude TOURNAYRE en sa qualité de Vice-président du Conseil Général au développement économique, et moi-même étions invités par le Président César GALLO à nous exprimer à ce sujet.

Après avoir brièvement rappelé l’action menée par la Région en la matière pour la promotion de notre territoire à l’international (Comité Régional de Tourisme, Entreprise Rhône-Alpes International, Direction de l’Europe, des Relations Internationales et de la Coopération), j’ai saisi l’occasion qui m’était donnée pour faire quelques observations générales.

J’ai d’abord noté que toutes les interventions, tant du représentant du MEDEF International que des chefs d’entreprises témoins, mettaient en avant le caractère irréversible de la mondialisation. Aussi, j’ai voulu souligné la nécessité que ce mouvement soit régulé, organisé et accompagné de politiques publiques veillant au développement des peuples et à la correction des déséquilibres induits.

J’ai mis en avant le fait que la mondialisation apparait comme un facteur de croissance de l’activité économique  sans être pour autant un facteur de développement. Je voulais montrer par là que les peuples ne bénéficient que rarement des fruits de l’ouverture des marchés. Au contraire même, ils la vivent comme une remise en cause de certains droits parfois. Ainsi, en réponse au représentant du MEDEF, j’illustrais en disant que si l’Ukraine est un pays « riche », les Ukrainiens ne le sont pas! Aussi, j’ai voulu insister sur trois pistes de régulation du marché mondial :

Je considère que le marché peut se mondialiser sans nécessairement être le mode d’échange et d’accès à un certain nombre de biens fondamentaux ou particuliers. Un marché ne peut-il pas fonctionner en souffrant d’exceptions?

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